Le paludisme au Sénégal

Le paludisme (ou malaria) est présent au SENEGAL toute l'année.
Il est transmis par un moustique appelé anophèle dont la femelle pique surtout la nuit entre le coucher et le lever du soleil.
Le paludisme est une maladie qui se manifeste par des fièvres épisodiques de 6 à 8h accompagnées de maux de tête parfois intenses, de courbatures et de troubles digestifs (surtout chez l'enfant).
Le paludisme est très dangereux voire mortel pour les femmes enceintes et les enfants de 0 à 12 ans.


Le paludisme tue environ 2 millions de personnes par an dans le monde dont 1 million d'enfants de moins de 5 ans.


Les médicaments performants d'il y a 30 ans ne le sont plus aujourd'hui et le coût du traitement efficace (à base d'artémésinine = ACT, extrait de plantes chinoises) est beaucoup plus cher que celui des traitements traditionnellement utilisés (à base de chloroquine). Les gouvernements peinent à changer de protocole thérapeutique, les populations les plus touchées ne peuvent financer ce traitement.


Les médicaments contre le paludisme ne sont plus efficaces ou alors trop chers, c’est pourquoi la lutte contre l'agent vecteur de la maladie (le moustique) prévaut.
Cette lutte passe par la prévention : se protéger grâce à des gestes simples et à l'usage de moustiquaires imprégnées.


Taux de mortalité et morbidité palustre au Sénégal

                                       (Source : Ministère de la Santé du Sénégal)

 

 

1998

1999

  2000

Mortalité hospitalière 

 du au paludisme

34%

34%

37%

Admissions pour paludisme

31%

   31%

  35%



La recherche sur le paludisme reçoit 1 000 à 10 000 fois moins de financements que les travaux sur le sida et, en dehors des ACT, peu de progrès sont faits en faveur de nouvelles molécules.
La gravité de ces épidémies est révélatrice d'un problème majeur : les parasites responsables du paludisme sont devenus résistants aux médicaments les plus couramment utilisés ; de nombreux insecticides sont, eux, devenus inefficaces face à un moustique de plus en plus résistant, quant au vaccin, il n'est pas encore d’actualité.


Epuisement de la chloroquine : depuis les années 1950, la chloroquine (Nivaquine@, premier antipaludéen) fut une arme très efficace, mais son usage incontrôlé a favorisé l'émergence de souches de parasites résistants.
A l'heure actuelle, les moustiquaires imprégnées sont utilisées par moins de 5% des personnes "à risque" (femmes enceintes et enfants de moins de cinq ans vivant en Afrique sub-saharienne) pour des problèmes de coût.
Pour de nombreuses personnes ce prix est celui de la vie.


Face au paludisme, il existe pourtant un traitement efficace: les ACT, Artemisinin-based combination therapy (combinaisons à base d'artémisinine).Un traitement recommandé par l'OMS mais qui est plus cher que la chloroquine.




Article ajouté le 2008-01-16 , consulté 39 fois

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