Taux de mortalité
et morbidité palustre au Sénégal
(Source :
Ministère de
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1998 |
1999 |
2000 |
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Mortalité
hospitalière du au paludisme |
34% |
34% |
37% |
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Admissions pour
paludisme |
31% |
31% |
35% |
La recherche sur le paludisme reçoit 1 000 à 10 000 fois moins de financements que les travaux sur le sida et, en dehors des ACT, peu de progrès sont faits en faveur de nouvelles molécules.
La gravité de ces épidémies est révélatrice d'un problème majeur : les parasites responsables du paludisme sont devenus résistants aux médicaments les plus couramment utilisés ; de nombreux insecticides sont, eux, devenus inefficaces face à un moustique de plus en plus résistant, quant au vaccin, il n'est pas encore d’actualité.
Epuisement de la chloroquine : depuis les années 1950, la chloroquine (Nivaquine@, premier antipaludéen) fut une arme très efficace, mais son usage incontrôlé a favorisé l'émergence de souches de parasites résistants.
A l'heure actuelle, les moustiquaires imprégnées sont utilisées par moins de 5% des personnes "à risque" (femmes enceintes et enfants de moins de cinq ans vivant en Afrique sub-saharienne) pour des problèmes de coût.
Pour de nombreuses personnes ce prix est celui de la vie.
Face au paludisme, il existe pourtant un traitement efficace: les ACT, Artemisinin-based combination therapy (combinaisons à base d'artémisinine).Un traitement recommandé par l'OMS mais qui est plus cher que la chloroquine.